Christophe Drodelot, conférences, art moderne, Nantes, Toit pictural

 

 

 

 

 

 

 

Soucieux de partager son expérience et son intérêt pour la peinture, Christophe Drodelot ouvre régulièrement son atelier au public. Il y donne des conférences dédiées à des peintres aussi différents que Paul Klee et Francis Bacon ou encore Josef Albers et Simon Hantaï. Les conférences du Toit pictural sont l’occasion de (re)découvrir – dans un contexte convivial – des artistes et des œuvres majeurs de l’art moderne.

CATALOGUE :


 

tpgoldfishklee« Der Goldfisch » / Sur l’œuvre de Paul Klee

Le tableau de Paul Klee « Der Goldfisch » est une invitation merveilleuse à questionner l’expression picturale. Est-elle toujours métaphorique ? Et si oui, exclue-t-elle, de ce fait, les « possessions littérales » du tableau comme le suggère le philosophe Nelson Goodman ? C’est à la lumière des commentaires de Will Grohmann, historien et critique d’art allemand, et des notes de Paul Klee lui-même que Christophe Drodelot nous propose de plonger dans cet étang mystérieux en compagnie des poissons rouges. Mais il n’est pas impossible que ce voyage dans l’espace et dans le temps ne nous conduise paradoxalement à la surface… Pour y voir quoi ?

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tphommagecarrealbers« Hommage au carré » / Sur l’œuvre de Josef Albers

C’est en interrogeant la mécanique des illusions d’optique que  Christophe Drodelot propose de découvrir une voie singulière de  l’expression chromatique donnant un éclairage inédit aux tableaux d’Albers.  Et c’est aussi et indissociablement la forme des carrés albersiens qui y est questionnée : est-elle « le support le plus neutre » comme le prétend Annick Pély-Audan ? Et, si oui, en quel sens ? Ou bien faut-il y voir  une source d’expression autre que celle de la couleur ? Et, dans ce cas,  n’est-ce pas la série d’Albers tout entière qui serait la quête infinie de  leur dialogue voire, plus secrètement, de leur accord  ?

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prescargotmatisse« L’escargot » / Sur l’œuvre d’Henri Matisse

C’est en s’intéressant à la technique des papiers découpés utilisée par Matisse comme moyen de « dessiner dans la couleur » que Christophe Drodelot invite à sentir l’étrange vitalité de ce « collage » hors normes (286 x 287 cm). Vitalité qu’Eric Alliez et Jean-Claude Bonne commentent en ces termes : « ça se détraque de concert, ça ne marche qu’en se détraquant, en partant dans tous les sens, tout en maintenant la continuité de et dans l’hétérogénèse », faisant ici écho à Matisse : « tout est dissocié et pourtant ne fait qu’un ». En analysant les forces à l’œuvre dans cet « Escargot », c’est également leur relation qui y est étudiée. Car si « une énergie est d’autant plus forte qu’elle est contrariée » (Matisse), c’est toute la question de l’harmonie qui est en jeu.

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tpmeunhantai« La vie dans les plis » / Sur l’œuvre de Simon Hantaï

Simon Hantaï a consacré une vingtaine d’années à expérimenter différentes techniques de pliage. Une production intense et une « méthode » à propos desquelles Hantaï s’est souvent exprimé : acte de « peindre en aveugle », opposition « du peint et du non peint », choix de « techniques banales »,… Mais mettre en avant le mode opératoire plutôt que l’œuvre, n’est-ce pas risquer de devenir aveugle à la peinture ? A son matériau autant qu’à sa vitalité ? Et, a contrario, comment ne pas être fasciné par ces formes si singulières dont l’origine réside dans la rencontre d’une force et d’un matériau ? C’est en parcourant l’œuvre de Simon Hantaï que Christophe Drodelot propose de découvrir la nature et le rôle des plis dans la relation entre ces deux réalités hétérogènes. Se peut-il alors qu’ils soient – comme empreinte de leur rencontre – ce qui assure en même temps leur métamorphose ?

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tptriptyquebacon« Triptyque 1979 » / Sur l’œuvre de Francis Bacon

Toute sa vie, Francis Bacon a expérimenté une méthode où interagissent marques accidentelles (à l’aide de chiffon, balayette, éponge ou encore de peinture jetée avec la main), intention et sens critique et qui – selon lui – est apte à « dresser un piège au moyen duquel on pourra saisir le fait à son point le plus vivant ». Mais en quoi consiste ce « fait » qui sort de ce « chaos-germe » (Deleuze) et qui nous touche « par le canal d’une sensation beaucoup plus crue et plus réelle que quelque chose que la conscience a altéré » (Bacon) ? C’est en tentant d’y répondre que Christophe Drodelot invite à sentir cette vitalité qui – peut-être plus encore avec les triptyques – se joue de toute narration.

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tpmiredubuffet« Coucou l’anar » / Sur l’œuvre de Jean Dubuffet

C’est en parcourant son œuvre polymorphe et prolifique qu’on mesure l’extraordinaire créativité de Jean Dubuffet : les séries des « Texturologies », de « L’Hourloupe », les « Théâtres de mémoire », les « Mires » et les « Non-Lieux » – pour ne citer qu’elles – déjouent toute tentative de la circonscrire. N’est-ce pas dès lors devant chaque série et – plus encore – chaque peinture qu’il convient d’interroger cette « sauvagerie » (Dubuffet) et cette « organisation qui se développe indépendamment de tout appareil central » (Thévoz) ? Que nous donnent-elles à voir, à sentir ? Comment les suivre si elles défient d’abord nos habitudes et nos attentes ? C’est en répondant à ces questions que Christophe Drodelot tente de montrer la part vitale de cette œuvre hors norme.

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« Matta, l’œil chaosmique » / Sur l’œuvre de Roberto Matta

Connu comme l’un des derniers artistes à avoir rejoint le mouvement surréaliste, Roberto Matta en fut néanmoins l’un des animateurs les plus décisifs. Son œuvre – grandiose par le nombre de peintures et par leur format – frappe avant tout l’esprit par son extraordinaire vitalité. Un « caractère énergétique qui lui confère une dimension métaphysique et cosmique » (Eduardo Carrasco Pirard) célébrant, comme nulle autre, les « noces de la passion et de la cosmogonie, de la physique moderne et de l’érotisme » (Octavio Paz). C’est en dévoilant les multiples interactions de cette peinture audacieuse que Christophe Drodelot nous invite à en sentir toute la puissance.